26/11/2025
Deux feuilles aux délicates nuances de verts, deux feuilles marquées par le temps, deux feuilles aux textures complexes, deux feuilles prises dans les ondulations de la glace, deux feuilles qui se répondent ; le tout sur une surface sombre, aurais-je pu rêver mieux, aurais-je pu imaginer telle mise en scène? Vous l'auriez sans doute trouvée artificielle, trop parfaite.
La nature est une artiste. Il faut savoir l'observer, prendre son temps. Que j'aimerais vous convaincre de sa force créatrice. Cette photographie vous invite à ralentir, respirer et regarder. Le beau n'est jamais loin.
19/11/2025
Je l'aime cette photographie, mais je ne sais comment l'intégrer à mes séries?
J'aime la banalité du sujet et ses imperfections, j'aime les textures qui reflètent les marques du temps, j'aime la palette de couleurs passées voire cassés qui crée une harmonie douce et intemporelle, enfin bref je l'aime ; et ça tombe bien c'est moi qui l'est prise. Elle raconte une histoire faite de cris et de silences ; enfin j'imagine. Elle témoigne mais de façon incomplète. Elle laisse place à votre imagination : où se trouve cette ampoule, quel type d'objets a-t-elle éclairée, qui l'a installée, d'où viennent toutes ces marques?... Les questions sont sans fin et l'imagination aussi!
Elle me fait évidemment penser au plafond rouge d'Eggleston, en toute humilité évidemment, dans sa mise en valeur du banal et du quotidien.
Cette image pourrait sans doute s'intégrer dans la série Wabi-Sabi, ode à la beauté de l'imperfection. Rien n'y est neuf, rien n'y est parfait. Mais non. Je ne l'imagine pas en noir et blanc. Les couleurs désaturées jouent leur rôle dans l'histoire. Et le sujet s'éloigne de ceux de la série, point de nature ici.
Alors elle est là, elle vit, seule et ça lui va bien.
12/11/2025
La vieille passerelle
Je voulais traverser ce joli petit ruisseau
D’un pas triomphant, atteindre l’autre coté.
Le courant taquin bruit un air de liberté,
Une passerelle pour m’épargner un joli saut.
Passavant envoûtant, vais-je te traverser?
Cette planche, ma foi, semble bien émoussée,
Cette autre plus loin, paraît toute délabrée,
Ce trou là-bas, un piège à peine camouflé.
Une rive mérite-t-elle tant de témérité?
Quelles merveilles s’y trouvent dissimulées?
A bien y réfléchir, pourquoi risquer un « plouf » ?
L’herbe est verte ici, les fleurs tout aussi ouf!
Le courage, voyez-vous, n’est pas mon fort.
Je ne passerai pas, la prudence est d’or
Qu’importe, nul ne le saura !
Rentrons, laissons la peur guider nos pas.
05/11/2025
Aujourd'hui, il y a Ubik.
L'origine de la série Wabi-Sabi était de jouer sur la dualité du terme baguenaude : la balade et le poème ; et d'associer les deux. C'était d'ailleurs le titre prévu : baguenaude au carré. Le défi était de partir à pied de la maison, marcher sans but précis avec mon chien, juste pour le plaisir de prendre l’air et de la balade. C’est d'ailleurs souvent comme ça que naissent mes photos, sans idée préconçue. Etais-je capable de prendre des photographies dans ces instants du quotidien, dans ces chemins d'une terrible banalité.
Puis, petit à petit, la série s'est construite autour des arbres et de leur force, autour des burons et de leur mémoire, autour de cette nature qui affronte le temps et qui résiste. Un détail accroche l’œil : une écorce, une lumière, une branche, une texture, une forme inattendue. Pas de mise en scène, pas de recherche d’effet. Juste l’envie de capter ce qui se présente, tel que c’est, dans sa rudesse ou dans sa fragilité, dans son imperfection. L'idée du Wabi-Sabi était née.
La présence du chien change la dynamique. Il impose son rythme, oblige à ralentir, à sortir des sentiers battus. Il y a une forme de liberté dans ces balades, une façon d’être attentif à ce qui nous entoure, sans chercher à tout contrôler.
Au final, ce sont ces moments simples qui donnent naissance à des images qui me ressemblent : brutes, spontanées, sans artifice.
Et puis, cette envie de poésie ; alors j'ai écrit et vous les découvrez petit à petit. Il y a la fable de l'Ubik, mais je ne vous la dévoilerais pas cette fois-ci.
29/10/2025
Quatre colosses
Quatre colosses en mode hardcore
Inspirent, expirent un son un sort
Tous pour un, un pour tous
Ils ont le cœur mousquetaire.
Vaillants. Indifférents au temps
Veillant, et jamais vacillant.
Debout, imposant leur prestance
A ceux qui comme moi les tance.
Ils dressent leur lignes de vie
De leur cimes voient le paradis
Dictent leur loi, règnent tels des rois
Et moi ? Qui suis-je dans ces bois ?
Ils chanteront mon oraison
Sans regret, un espoir de paix
Ils reverront bien des saisons
Sans moi. Sans foi. Pourquoi j’étais ?
Ayant pour eux l’éternité
Bug existentiel, vanité
Petit Homme tu périras
Malgré ton armada de datas